Dans un contexte marqué par une crise profonde et une quête urgente de dialogue, Monseigneur Pierre-André Dumas, évêque d’Anse-à-Veau et de Miragoâne, est intervenu publiquement pour clarifier sa position et dissiper les rumeurs faisant état de son implication directe dans un processus de médiation politique.

Dans une note adressée au peuple haïtien, le prélat a formellement démenti s’être jamais présenté comme médiateur. Il reconnaît avoir été approché par des coalitions politiques, des organisations de la société civile, des institutions nationales ainsi que des acteurs internationaux, tout en précisant que son attitude est toujours demeurée strictement pastorale.
« Je ne suis membre d’aucune organisation politique. Ma mission est celle d’un pasteur », a-t-il affirmé, réitérant son refus de toute affiliation partisane. Son engagement, explique-t-il, s’inscrivait exclusivement dans la culture du dialogue promue par l’Église, visant à favoriser l’écoute et à permettre à la parole de supplanter la violence.
Face aux informations erronées et aux interprétations jugées abusives ayant circulé, Mgr Dumas annonce, après discernement, sa décision de se retirer de toute implication directe et opérationnelle dans ce processus spécifique.
UN RETRAIT ASSUMÉ, MAIS NON UN RENONCEMENT
Ce retrait, souligne-t-il, ne saurait être interprété comme un abandon de la cause nationale. « Je crois profondément en Haïti. Je crois profondément en les Haïtiens », déclare l’évêque, appelant à une prise de responsabilité collective et à l’émergence de solutions portées par les Haïtiens eux-mêmes.
Dans un message empreint de force symbolique, il établit un parallèle entre ses propres épreuves et celles du pays :
« Mon corps porte les marques du feu… mais je crois, avec une foi inébranlable, que Haïti peut, doit et va se relever.
UN APPEL À L’ESPÉRANCE ET À LA CONSCIENCE COLLECTIVE
En conclusion, Mgr Dumas réaffirme son attachement à la réconciliation nationale et à la souveraineté du pays. Bien qu’en retrait du cadre formel de médiation, il assure demeurer présent par la prière et l’interpellation des consciences, invitant la population à « choisir la vie, la responsabilité et l’espérance » pour reconstruire l’avenir ».
Cette prise de position nette d’une figure morale respectée survient à un moment crucial, alors qu’Haïti, confrontée à une crise multidimensionnelle, peine encore à trouver les voies d’un dialogue sincère et durable.
Fritz Gerald Hussein VALME


