ALERTE DE L’INSTITUT NOVODÉMOCRATIA : L’IA, NOUVEL OUTIL DE VIOLATION DES DROITS EN HAÏTI ? L’ORGANISATION RÉCLAME UNE LOI D’URGENCE

Face à la prolifération des manipulations d’images par intelligence artificielle, l’institut exhorte l’État à légiférer pour protéger la dignité, la réputation et la vie privée des citoyens.

Port-au-Prince, 26 janvier 2026 – Dans un communiqué rendu public ce lundi, l’Institut NovoDémocratia tire la sonnette d’alarme sur les dérives liées à l’utilisation non encadrée de l’intelligence artificielle (IA) en Haïti, notamment dans la génération et la falsification d’images à caractère personnel. Selon l’organisation, ces pratiques représentent une menace sérieuse pour les droits fondamentaux et exposent les victimes à des atteintes parfois irréversibles à leur réputation et à leur vie privée.

L’institut met en garde contre l’essor de techniques telles que les deepfakes, l’usurpation d’identité ou encore la diffamation numérique, devenues accessibles à grande échelle. « De tels agissements constituent des comportements préjudiciables susceptibles d’engager la responsabilité civile et pénale de leurs auteurs », souligne le communiqué.

UN VIDE JURIDIQUE PRÉOCCUPANT

L’institut NovoDémocratia fonde sa prise de position sur le cadre constitutionnel haïtien ainsi que sur les engagements internationaux du pays en matière de droits humains. L’organisation rappelle que la Constitution garantit l’inviolabilité de la vie privée et le respect de la personne, notamment à travers les articles 24, 26 et 29. Toutefois, elle estime que ces dispositions demeurent insuffisantes face aux mutations rapides induites par les technologies d’intelligence artificielle.

« Il incombe à l’État, au titre de son devoir de diligence, de prévenir, encadrer et sanctionner tout usage de l’IA susceptible de porter atteinte aux droits fondamentaux », insiste l’institut, appelant à une protection juridique effective et adaptée aux réalités numériques actuelles.

VERS UN CADRE LÉGAL SPÉCIFIQUE

Pour répondre à ces enjeux, NovoDémocratia recommande l’adoption urgente d’une législation spécifique encadrant l’usage de l’intelligence artificielle. Ce dispositif devrait, selon l’organisation, renforcer la protection du droit à l’image et de la vie privée, tout en intégrant des mécanismes de contrôle clairs et des sanctions dissuasives en cas d’abus.

L’objectif affiché est à la fois préventif et réparateur : limiter les usages malveillants de ces technologies et garantir aux victimes des voies de recours accessibles et efficaces.

À travers cet avertissement, NovoDémocratia interpelle l’État haïtien sur un défi technologique et éthique majeur. L’institut appelle à une prise de conscience collective, estimant qu’en l’absence d’une régulation proactive, l’intelligence artificielle pourrait devenir un vecteur systémique de violations des droits humains. La responsabilité revient désormais aux pouvoirs publics de traduire cette alerte en action législative.

Fritz Gerald Hussein VALME

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