QUARANTE ANS APRÈS LA CHUTE DES DUVALIER, VIV AYITI DRESSE UN BILAN SÉVÈRE ET INTERPELLE L’EXÉCUTIF

L’organisation sociopolitique dénonce une « transition sans fin », la montée des gangs et de la corruption, et appelle à des décisions fortes pour « une autre Haïti ».

Port-au-Prince, 7 février 2026 – À l’occasion du 40ᵉ anniversaire de la chute de la dictature des Duvalier, l’organisation socio-politique Viv Ayiti a publié, ce samedi, une note d’analyse critique marquant la date historique du 7 février 1986. Si ce moment avait suscité un immense espoir de changement, le mouvement estime aujourd’hui que le pays s’est enlisé dans une transition prolongée et stérile.

Le document revient sur l’élan démocratique porté par les élections de 1990, interrompu par le coup d’État du 30 septembre 1991, présenté comme un tournant majeur dans la dégradation de la situation nationale. Depuis lors, Viv Ayiti identifie deux facteurs centraux ayant freiné tout progrès : la corruption systémique et la prolifération des groupes armés.

HOMMAGE AU PEUPLE ET PRÉOCCUPATIONS SÉCURITAIRES

L’organisation rend hommage à la résilience du peuple haïtien, saluant sa persévérance face aux épreuves. Elle relève également que la journée du 7 février 2026 s’est déroulée sans incident majeur, un fait attribué aux efforts de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Toutefois, Viv Ayiti appelle à des mesures plus ambitieuses, notamment la réouverture complète des axes routiers et le démantèlement effectif des gangs, afin de garantir la libre circulation et la sécurité des citoyens.

LE PREMIER MINISTRE AU CŒUR DES RESPONSABILITÉ

Cette date commémorative trouve le pays sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, que Viv Ayiti présente comme l’un des principaux décideurs de l’avenir national. Selon l’organisation, la trajectoire du pays dépend désormais largement de son leadership et de l’action gouvernementale.

SOUTIEN CONDITIONNEL ET LIGNES ROUGES POLITIQUES

Tout en se disant disposée à soutenir toute initiative jugée juste et inclusive, l’organisation avertit qu’elle dénoncera toute dérive politique ou tentative de persécution. Elle réaffirme également plusieurs principes jugés essentiels : l’organisation d’un référendum, la tenue d’élections crédibles et la poursuite sans relâche de la lutte contre la corruption, considérée comme un combat prioritaire pour l’avenir du pays.

Par cette prise de position, Viv Ayiti, par la voix de son coordonnateur national Biron Odigé, inscrit la commémoration du 7 février dans une dynamique d’urgence nationale, combinant mémoire historique, diagnostic critique et appel pressant à l’action pour permettre au peuple haïtien de retrouver espoir et dignité.

Fritz Gerald Hussein VALME

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