Port-au-Prince, 7 mars 2026 ;Dans un contexte sécuritaire plus que jamais critique, Mario Andrésol a été officiellement installé comme ministre de la Défense, succédant à Jean-Michel Moïse. Le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, lui a confié la lourde mission de reconstruire et moderniser les Forces armées d’Haïti (FAD’H), alors que le pays est en proie à l’insécurité généralisée et à la domination persistante de gangs sur plusieurs axes stratégiques.
Si son arrivée au ministère suscite un certain espoir officiel, la population et les observateurs restent sceptiques. En effet, lors de son mandat précédent comme secrétaire d’État à la Sécurité publique, Andrésol avait échoué à libérer les principales routes nationales, aujourd’hui encore contrôlées par des bandes armées, laissant une large partie du pays en situation de quasi-anarchie.
« Les défis sont immenses et immédiats », note un expert en sécurité. La question centrale demeure : Andrésol pourra-t-il cette fois imposer l’autorité de l’État et restaurer la confiance des citoyens ? La pression est forte, et chaque retard ou faux pas pourrait renforcer le sentiment d’abandon et d’impunité qui prévaut depuis des années.
Pour l’heure, aucun plan concret n’a été publié, et le nouveau ministre doit rapidement démontrer que sa nomination n’est pas qu’un coup politique, mais le début d’une stratégie crédible pour garantir la sécurité et affirmer la souveraineté de l’État haïtien sur son territoir


