Port-au-Prince, 20 mai 2026 – Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a présidé ce mercredi une réunion de crise à la Primature réunissant les plus hauts responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH), des Forces armées d’Haïti (FAd’H), de la Force de répression des gangs (FRG), ainsi que le ministre de la Défense et plusieurs commandants déployés sur le terrain.
Cette rencontre stratégique visait à renforcer la riposte de l’État face aux groupes armés qui continuent d’étendre leur influence dans plusieurs régions du pays.
UNE COORDINATION SÉCURITAIRE PERMANENTE
Les autorités ont annoncé que ces réunions se tiendront désormais chaque semaine afin d’assurer un suivi constant des opérations. Un mécanisme permanent de coordination, d’évaluation et de planification des interventions conjointes a également été mis en place.
« PERMANENCE SÉCURITAIRE NATIONALE »
Le gouvernement a décrété une « permanence sécuritaire nationale » sur l’ensemble du territoire. Les opérations menées par la PNH, avec l’appui des FAd’H et de la FRG, seront intensifiées et poursuivies sans interruption jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État dans les zones contrôlées par les gangs.

L’exécutif annonce également l’application d’une politique de « tolérance zéro absolue » visant non seulement les membres des groupes armés, mais aussi leurs complices, leurs réseaux logistiques, leurs financiers et toute personne impliquée, directement ou indirectement, dans les activités criminelles.
« Aucun territoire ne sera abandonné »
Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, le gouvernement affirme :
« Aucun territoire ne sera abandonné. »
« Aucune complicité ne sera tolérée. »
« Aucun financement criminel ne restera impuni. »
Les autorités assurent également que :
« L’État est debout. La riposte est engagée. La République triomphera. L’ordre sera rétabli. »
UNE PRESSION MILITAIRE ACCRUE
Alors que Port-au-Prince et plusieurs villes de province restent confrontées à une violence persistante, le gouvernement mise sur une pression sécuritaire continue et une coopération renforcée entre les différentes forces engagées afin de reprendre le contrôle des territoires occupés par les gangs armés.
Reste à savoir si cette nouvelle stratégie produira des résultats durables dans un contexte où l’insécurité continue de fragiliser les institutions et la population.
Fritz Gerald Hussein VALME


