Le Parti des Travailleurs Révolutionnaires pour l’Intégration des Masses (PATRIM) a publié, le 26 août 2026, un communiqué dans lequel il dénonce l’inaction des autorités face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans le pays. L’organisation appelle à une prise de conscience nationale et à une mobilisation collective pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « massacre silencieux » de la population haïtienne.
Dans ce document, le PATRIM critique l’attentisme des pouvoirs publics, alors que de nombreux citoyens sont contraints d’abandonner leurs foyers, vivent dans la peur ou perdent la vie dans les violences armées.
« Pendant que le peuple haïtien meurt, se déplace et survit dans la peur, les autorités multiplient les discours sans apporter de réponse politique, sécuritaire et institutionnelle à la hauteur de la crise », déplore le parti.
Le PATRIM s’élève également contre ce qu’il considère comme une « banalisation de la mort ». Il rappelle que la sécurité constitue, selon lui, un droit fondamental qui doit être garanti à l’ensemble de la population, sans distinction.
LES PRINCIPALES REVENDICATIONS DU PATRIM
Face à la dégradation de la situation, le parti demande notamment :
- la protection immédiate des populations menacées ;
- une réponse sécuritaire nationale, coordonnée et efficace ;
- la fin de l’impunité et la poursuite judiciaire des auteurs présumés des massacres ;
- une protection renforcée des personnes vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées et les déplacés internes ;
- le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national ;
- la mise en œuvre d’une véritable politique nationale de reconstruction de l’État et de justice sociale.
KENSCOFF : UN SIGNAL D’ALARME POUR LE PAYS
Le PATRIM accorde une attention particulière à la situation à Kenscoff, qu’il présente comme un événement qui ne doit pas être considéré comme un drame supplémentaire. Pour l’organisation, cette situation doit plutôt servir de « signal d’alarme pour toute la nation » et provoquer une réponse à la hauteur des enjeux sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Le parti appelle ainsi les travailleurs, les organisations populaires, les jeunes, les femmes et l’ensemble des forces vives de la nation à unir leurs voix et à rester mobilisés contre la violence, l’impunité et l’abandon des populations.
« Nous ne voulons pas d’une Haïti où la mort devient normale. Nous voulons une Haïti souveraine, juste, sécurisée et socialement intégrée », affirme le PATRIM.
L’organisation conclut son communiqué par un appel à la mobilisation : « Assez ! Plus jamais de massacres ! Le peuple doit vivre, travailler et vivre dans la dignité ! »
Fritz Gerald Hussein VALME


