New York, 23 septembre 2026 — En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Haïti a réuni ce mercredi, à New York, plusieurs partenaires caribéens et internationaux autour du financement du développement durable et du renforcement de la résilience climatique dans la région.

Organisée par le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes et le Ministère de l’Environnement, avec l’appui de la Mission permanente d’Haïti auprès des Nations Unies et du Consulat général d’Haïti à New York, la rencontre a bénéficié du coparrainage d’Antigua-et-Barbuda, du Belize et du Secrétariat de la CARICOM. Elle visait notamment à favoriser une meilleure mobilisation des ressources en faveur des pays de la Caraïbe, particulièrement exposés aux effets du changement climatique.
HAÏTI PLAIDE POUR UN FINANCEMENT ACCRU DE LA RÉSILIENCE
Prenant la parole devant les participants, le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a défendu une approche conciliant protection de l’environnement, résilience et développement économique. Il a notamment déclaré : « Nous ne pouvons plus séparer l’environnement, la résilience et la croissance », tout en appelant à « financer notre transformation ».
La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a, pour sa part, plaidé en faveur d’une diplomatie caribéenne davantage coordonnée. Elle a mis l’accent sur l’importance d’une position commune afin de mieux faire valoir les priorités de la région dans les discussions internationales et dans la mobilisation des financements.
DE LA STRATÉGIE AUX INVESTISSEMENT
Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a insisté sur la nécessité de passer « des stratégies à l’investissement, puis de l’investissement aux résultats ». Les échanges ont notamment porté sur la mutualisation des capacités régionales, la coordination des mécanismes de financement et la préparation de projets communs à l’échelle de la Caraïbe.
Les participants ont également abordé l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les petits États insulaires en développement (ABAS 2024-2034), présenté par le ministre d’Antigua-et-Barbuda, Molwyn Joseph, ainsi que la nécessité de renforcer les projets régionaux, évoquée par Dr Kenrick Williams, représentant du Belize.
Les mécanismes de financement climatique ont également été au cœur des discussions avec Kristin Lang, directrice régionale du Fonds vert pour le climat pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Son intervention a notamment porté sur les conditions d’accès aux ressources climatiques et sur la préparation de projets susceptibles de bénéficier de ces financements. Le gouvernement haïtien mène parallèlement des démarches auprès du Fonds vert pour renforcer l’accès du pays à ces ressources et développer un portefeuille de projets structurants.
UNE MOBILISATION RÉGIONALE ET INTERNATIONALE
La rencontre a réuni plusieurs responsables caribéens et partenaires internationaux, dont le Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, l’Ambassadrice de Suède auprès des Nations Unies, des représentants de l’Organisation des États américains (OEA), ainsi que des diplomates, partenaires au développement et représentants d’organisations internationales.
À travers cette initiative, Haïti entend contribuer au renforcement de la coopération régionale et à une mobilisation plus efficace des financements destinés au développement durable et à l’adaptation au changement climatique.
L’objectif affiché est de favoriser la transformation des engagements internationaux en investissements et en projets concrets au bénéfice des populations de la Caraïbe.
Fritz Gerald Hussein VALME


