
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a organisé une cérémonie solennelle à l’hôtel Karibe autour du thème « Pour toutes les femmes et les filles : Droits, égalité et autonomisation » (« Dwa, Egalite ak Otonomizasyon pou tout Fanm ak Tifi »). L’événement a réuni plusieurs figures politiques de premier plan, notamment la conseillère présidente Régine Abraham, le Directeur de Cabinet du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Axène Joseph, ainsi que la représentante spéciale des Nations Unies et cheffe du BINUH, Madame Maria Isabel Salvador. Des militantes et représentantes d’associations féminines étaient également présentes.
Cette rencontre a mis en lumière la nécessité de renforcer les droits des femmes, d’assurer l’égalité des genres et de promouvoir l’autonomisation des femmes et des filles en Haïti.
Maria Isabel Salvador, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et cheffe du BINUH en Haïti, a insisté sur l’importance de l’implication des femmes dans le développement du pays. « Sans la pleine participation des femmes, aucun projet durable ne peut aboutir », a-t-elle affirmé, soulignant leur rôle clé dans les processus de paix et de gouvernance.
Elle a rappelé que les femmes constituent plus de la moitié de la population haïtienne et ne doivent pas être reléguées au rang de spectatrices, mais bien « architectes de l’avenir national ». Pour elle, les droits des femmes ne sont « pas une option, mais un impératif de justice ».
Pour Régine Abraham, conseillère présidente du Conseil présidentiel de Transition (CPT), cette journée ne doit pas être perçue comme une simple célébration, mais comme un appel à la mobilisation. « Ce n’est ni une fête ni un privilège, mais un combat pour l’égalité, pierre angulaire d’une société juste », a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomisation économique et éducative des femmes et d’assurer un partage équitable du pouvoir. « Une nation qui entrave l’émancipation féminine se prive elle-même de progrès », a-t-elle averti, réaffirmant l’engagement du CPT aux côtés du MCFDF, notamment dans la lutte contre les violences de genre.
La ministre Pedrica SAINT JEAN a salué le soutien des partenaires internationaux, essentiel à la mise en œuvre des initiatives du ministère. Elle a également souligné la nécessité de renforcer les collaborations avec les organisations féministes locales, véritables « moteurs du changement ».
Malgré les multiples crises que traverse le pays; insécurité, déplacements forcés, manque de ressources. Le MCFDF poursuit ses efforts à travers des programmes de réinsertion sociale et d’accompagnement psychologique, mis en œuvre en partenariat avec des associations féminines de terrain.
En clôture de l’événement, toutes les intervenantes ont insisté sur l’urgence d’agir. Alors que des milliers de femmes luttent quotidiennement pour leur survie, le message est clair : protéger leurs droits n’est pas une option, mais une obligation.
Maria Isabel Salvador a résumé cette nécessité en des termes forts : « Sans les femmes, il n’y a ni paix, ni développement, ni Haïti prospère ». Un appel à l’action qui résonne avec force dans un pays où, chaque jour, des femmes réécrivent l’histoire avec courage et résilience.
Fritz Gerald Hussein VALME