KENSCOFF : LA SANTÉ DES FORCES DE L’ORDRE, UN ENJEU STRATÉGIQUE POUR LA SÉCURITÉ COMMUNALE

Au lendemain de la Saint-Valentin, la commune de Kenscoff a accueilli une initiative à forte portée institutionnelle : une journée de clinique mobile organisée à l’Institution mixte Faraday, à Lotin, au profit des policiers et brigadiers engagés dans les opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre.


Dans un contexte marqué par des contraintes structurelles et l’absence remarquée de l’ETA, cette activité met en lumière une réalité souvent sous-estimée : la sécurité publique dépend d’abord de la condition humaine et sanitaire des agents déployés sur le terrain.


L’initiative a été autorisée par le commissaire de Kenscoff, Nickenson Cadet, ainsi que par l’inspecteur du sous-commissariat, Montas Rigaud. Les responsables ont souligné que la performance opérationnelle reste indissociable de la santé physique et psychologique des effectifs.


En l’absence de l’ETA pour appuyer les opérations, la pression repose davantage sur les policiers et brigadiers locaux. Garantir leur aptitude médicale devient dès lors un impératif stratégique, non seulement pour assurer l’efficacité des interventions, mais aussi pour prévenir l’épuisement professionnel et les risques liés au stress opérationnel.


Portée par Miss Kenia Cénat Norbrum, coordonnatrice de Force médicale pour policiers et brigadiers (FOME-SPOB), la clinique mobile s’inscrit dans une démarche de valorisation du capital humain des forces de sécurité. Elle a rappelé que ces agents, exposés quotidiennement aux dangers et aux tensions, doivent bénéficier d’un accompagnement médical structuré et régulier.


Les soins dispensés comprenaient des consultations générales, des évaluations médicales complètes, des séances de massage, des conseils de prévention ainsi qu’un examen ophtalmologique. Ce dernier volet revêt une importance particulière pour des agents dont la vigilance visuelle demeure essentielle dans l’exercice de leurs fonctions, notamment lors des patrouilles, des contrôles et des interventions nocturnes.
Le Dr Julson Edwige a précisé que cette démarche vise à détecter précocement d’éventuels problèmes de santé susceptibles d’altérer la capacité opérationnelle du personnel.


Au-delà de son aspect médical, cette initiative traduit une conception moderne et intégrée de la sécurité communale. Elle rappelle que l’autorité de l’État et la stabilité locale ne peuvent être garanties sans des effectifs en bonne santé, physiquement aptes et psychologiquement soutenus.


Dans une commune confrontée à des défis sécuritaires et à des ressources limitées, investir dans la santé des forces de l’ordre apparaît ainsi comme un levier stratégique. Protéger ceux qui protègent constitue un principe fondamental d’une gouvernance responsable.


À Kenscoff, cette clinique mobile envoie donc un message clair : la consolidation de la sécurité passe autant par les moyens opérationnels que par l’attention portée au bien-être des femmes et des hommes en uniforme.

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