
Dans un communiqué de presse, la Primature a annoncé que le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, avait procédé, le mardi 10 décembre 2024, au dépôt officiel de sa déclaration de patrimoine. Cet acte politique fort, selon les termes du communiqué, s’est déroulé en présence de Me Mozart Tassy, greffier en chef du Tribunal de Première Instance (TPI), et du notaire Jean Jacques B. Charlotin.
Le Premier ministre a affirmé qu’un tel acte démontre sa volonté de transparence durant l’exercice de son mandat. « En posant cet acte symbolique, le Premier ministre réaffirme sa volonté de faire de la transparence un socle central de son mandat », précise le communiqué. Il a ainsi invité tous les cadres et fonctionnaires publics, notamment les membres de son gouvernement, à suivre son exemple et à se conformer à cette obligation légale et morale, essentielle à l’instauration d’une gouvernance responsable.
Par ailleurs, le Premier ministre souhaite que la transparence ne soit pas uniquement perçue comme une exigence administrative, mais aussi comme un levier indispensable pour restaurer la confiance entre l’État et ses citoyens, ainsi que pour jeter les bases d’une société où la gestion des ressources publiques se fait avec rigueur et probité.
Pour le chef du gouvernement, la transparence est une condition nécessaire pour faire avancer le pays. Il considère la déclaration de patrimoine comme un appel à tous les acteurs publics à adopter une dynamique de responsabilité et de reddition des comptes.
« Cet engagement illustre la détermination du gouvernement à lutter contre toutes formes d’opacité et à bâtir une Haïti fondée sur la justice, l’intégrité et l’exemplarité », souligne le communiqué. Le Premier ministre appelle également à une mobilisation collective afin que la transparence devienne un principe inaliénable et un moteur de transformation nationale.
Cependant, cet acte posé par le Premier ministre devrait s’inscrire dans une volonté de garantir à la population que les fonctionnaires de l’État sont des agents crédibles et dignes de confiance dans la gestion économique des affaires publiques. La mise en œuvre concrète de cet engagement reste à observer, laissant planer une certaine incertitude quant à son application réelle et durable.