
Le Conseil Présidentiel de Transition et le gouvernement haïtien sont à couteaux tirés depuis quelque temps, alimentant la crise politique dans le pays. Un nouvel épisode vient encore aggraver la situation cette semaine : la présence de mercenaires américains sur le territoire haïtien, un sujet qui fait grand bruit et inquiète la population.
Depuis deux semaines, des rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux à propos de la présence de mercenaires étrangers en Haïti, une situation qui suscite une vive inquiétude parmi les citoyens. Ces informations ont été confirmées par Rudy Thomas Sanon, animateur de l’émission « SE SA NOU VLE », qui a révélé que les mercenaires appartiendraient au groupe de sécurité StudeBaker. Selon lui, ce groupe aurait été engagé par le Premier ministre Garry Conille sans l’approbation du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), ce qui crée une forte polémique.
En réaction, le Secrétariat Général de la Présidence a adressé une lettre au Secrétariat Général de la Primature, exigeant la présence du Premier ministre Conille pour fournir des explications sur cet engagement controversé. Le chef du gouvernement est convoqué ce mercredi 30 octobre à 14h00 à la Villa d’accueil, où il devra répondre aux interrogations des membres du CPT et du gouvernement.
Cependant, des sources proches de la Primature affirment que le Premier ministre a déjà informé de son incapacité à assister à cette réunion pour des raisons d’emploi du temps. Une demande de report de la rencontre a été adressée au CPT, et une nouvelle date sera convenue.
Par ailleurs, selon une source proche du Premier ministre, ces mercenaires auraient été engagés pour lutter contre l’insécurité qui sévit dans le pays, un fléau croissant qui affecte la population haïtienne au quotidien.
Ce nouveau rebondissement met en lumière les tensions existantes entre le gouvernement haïtien et le Conseil Présidentiel de Transition, illustrant un manque de cohésion au sommet de l’État. La population, de plus en plus inquiète, attend des explications claires et des actions concertées pour garantir la sécurité sur le territoire. Cette affaire pourrait aggraver davantage la crise politique et sociale en Haïti si les autorités ne trouvent pas rapidement un terrain d’entente.
Jassaï MERZY