
Dans un communiqué de presse rendu public le mardi 15 octobre 2024, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a rappelé à l’attention du public la prolongation de l’état d’urgence sécuritaire sur l’ensemble du territoire haïtien. Cette mesure, qui a été prise par arrêté en Conseil des ministres le 30 septembre 2024, restera en vigueur du 3 octobre au 3 novembre 2024.
Le ministère a précisé que cet état d’urgence «habilite le Gouvernement à renforcer les dispositifs de sécurité et à instaurer des mesures de sûreté spéciales sur tout le territoire national», peut-on lire dans le communiqué. Dans ce cadre, les manifestations sur la voie publique sont strictement interdites, et seules les forces publiques en service sont autorisées à porter des armes à feu. Toute personne prise en flagrant délit de port d’armes illégal « encourt toutes les conséquences légales que cela entraîne, » a affirmé le ministère.
Le communiqué, signé par le ministre de la Justice Carlos Hercule, a souligné également que la Police Nationale d’Haïti (PNH) a été formellement instruite de «prendre toutes les dispositions appropriées pour appliquer scrupuleusement, avec diligence et fermeté, les dispositions relatives à l’état d’urgence sécuritaire.» Il est aussi précisé que les dix-huit (18) Parquets de la République sont invités à intervenir en cas de non-respect des mesures prises dans le cadre de cet état d’urgence.
Le ministère a tenu à rassurer la population quant à la continuité des activités économiques, sociales et culturelles malgré le maintien de ces mesures sécuritaires. «Les mesures de sécurité en vigueur ne doivent en aucun cas entraver les activités économiques, sociales et culturelles du pays»,peut-on lire. Le gouvernement a encouragé ainsi la population à vaquer librement à ses occupations quotidiennes, tout en rappelant que la PNH, appuyée par les Forces armées d’Haïti, veillera à l’application stricte des consignes.
En conclusion, le ministère a réitéré son engagement à «fournir un cadre sécurisé aux institutions» afin que le pays puisse progressivement retrouver sa stabilité, conformément aux objectifs définis dans la feuille de route assignée par le Chef du Gouvernement en accord avec le Conseil présidentiel de transition.
Jassaï MERZY