Port-au-Prince, 3 mars 2026 – Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a présenté ce mardi 3 mars la nouvelle composition de son cabinet lors d’une cérémonie officielle organisée à la Villa d’accueil. Cet ajustement ministériel intervient dans un contexte de crise sécuritaire et institutionnelle persistante.

Devant des membres du corps diplomatique, des représentants de la société civile et plusieurs hauts responsables de l’État, le chef du gouvernement a affirmé sa volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à l’action publique.
Dans une intervention empreinte de gravité, il a rappelé que cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du « Pak Nasyonal pou Estabilite ak Òganizasyon Eleksyon », accord politique visant à stabiliser le pays et à préparer les prochaines échéances électorales.
« Konpatriyòt mwen yo, seremoni jodia pa yon senp chanjman… Lè peyi a an danje, nou kapab mete tout diferans nou de kote », a-t-il déclaré, soulignant que l’équipe remaniée devra privilégier l’efficacité, l’impartialité et les résultats.
TROIS PRIORITÉS MAINTENUES
Le Premier ministre a réaffirmé les principaux axes de son action :
- La sécurité; Il a annoncé un renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti (PNH), des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et de la Force de répression des gangs (FRG), avec pour objectif de rétablir l’autorité de l’État dans les zones sous contrôle de groupes armés.
- La relance économique; Le gouvernement entend poursuivre le dialogue avec le secteur privé et les partenaires internationaux, tout en soutenant la production nationale, notamment à travers l’accompagnement des agriculteurs et des entrepreneurs.
- L’organisation des élections. L’exécutif s’est engagé à mettre en place les mécanismes nécessaires à la tenue d’élections libres et crédibles, considérées comme essentielles au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
UN APPEL À LA COHÉSION NATIONALE
Insistant sur la responsabilité collective, le chef du gouvernement a exhorté ses ministres à adopter une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques.
« Le temps des discours est révolu. C’est l’heure de l’action », a-t-il martelé, invitant l’ensemble des citoyens à contribuer aux efforts de stabilisation.
Il a également remercié les partenaires internationaux pour leur soutien, tout en appelant à la poursuite de leur accompagnement. Reste à savoir si cet ajustement permettra d’accélérer la mise en œuvre des engagements annoncés.
Fritz Gerald Hussein VALME


