Port-au-Prince, 21 juillet 2026 – Le gouvernement de transition dirigé par Alix Didier Fils-Aimé fait face à de nombreuses critiques concernant son orientation et sa capacité à répondre aux défis sécuritaires, institutionnels et politiques du pays. Plusieurs observateurs estiment que l’exécutif peine à impulser une nouvelle dynamique, malgré ses priorités affichées autour de la sécurité, de la bonne gouvernance et de l’organisation des élections.
Dans ce contexte, l’ancien Premier ministre Jean Michel Lapin a proposé une révision du modèle de gouvernance actuel. Il préconise l’instauration d’un exécutif bicéphale, reposant sur un président provisoire bénéficiant d’une légitimité renforcée, afin de restaurer l’autorité de l’État et d’assurer une meilleure coordination de la transition.
L’ancien chef du gouvernement appelle également à la mise en œuvre de réformes jugées essentielles, notamment le renforcement des institutions, la réforme constitutionnelle, la modernisation de la diplomatie, le redressement du système judiciaire ainsi que le renforcement des dispositifs sécuritaires.
À travers cette prise de position, Jean Michel Lapin entend alimenter le débat national sur l’avenir de la transition et plaide pour une gouvernance plus équilibrée en vue de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections crédibles et à la sortie de la crise politique d’ici 2027.
Fritz Gerald Hussein VALME


