Port-au-Prince, 29 septembre 2026 — Le Conseil de sécurité des Nations unies a prorogé jusqu’au 31 mars 2027 le mandat de la Force de répression des gangs (FRG). La résolution a été adoptée par 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions. Le gouvernement haïtien considère cette décision comme une « avancée importante » dans les efforts visant à rétablir la sécurité sur le territoire national.
Selon l’Exécutif, cette prorogation intervient à la suite du plaidoyer mené par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé auprès de ses partenaires internationaux. Lors de son passage aux Nations unies, le chef du gouvernement avait notamment appelé au renouvellement du mandat de la Force et à l’accélération de son déploiement opérationnel.
Le Premier ministre a également souligné la nécessité d’accompagner l’appui international d’un renforcement durable des capacités nationales. « Le soutien international doit accompagner, et non remplacer, le renforcement des capacités nationales », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, le gouvernement indique que plus de 2 000 policiers ont achevé leur formation, tandis que 1 500 nouveaux soldats ont rejoint les Forces armées d’Haïti (FAd’H). Selon les objectifs annoncés par l’Exécutif, les forces armées devraient atteindre un effectif de 15 000 soldats au cours des trois prochaines années.
Pour Port-au-Prince, la décision du Conseil de sécurité constitue un résultat de la démarche diplomatique engagée par le gouvernement haïtien. L’Exécutif réaffirme parallèlement sa volonté de renforcer les institutions nationales afin de permettre à l’État de prendre progressivement en charge la sécurité du pays et d’exercer son autorité sur l’ensemble du territoire.
« Le combat pour la sécurité continue. L’État haïtien est déterminé à le gagner », affirme le gouvernement, alors que le déploiement opérationnel de la FRG demeure attendu sur le terrain.
Fritz Gerald Hussein VALME


