L’émission Ayiti a l’horizon 2054, diffusée sur la Radio Télévision FADHRIS, a marqué les esprits ce dimanche avec une intervention engagée de Joseph Domingue Orgella, président du CEDEC. Autour du thème « De l’idée à l’action : l’implantation des maisons des femmes en Haïti », le débat a rapidement dépassé la seule question sociale pour aborder les enjeux de souveraineté, d’identité nationale et de refondation du pays.
Ce dimanche, les ondes de la Radio Télévision FADHRIS ont accueilli une nouvelle édition de l’émission Ayiti a l’horizon 2054, consacrée cette semaine à la place des femmes dans la reconstruction nationale. À la présentation, Mr. Joseph Domingue Orgella a animé des échanges nourris, mêlant réflexions sociales et préoccupations politiques.
Au cœur de l’émission figurait l’inauguration récente d’une « Maison des femmes » par le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes, en présence du Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé. Pour le président du CEDEC, cette initiative représente une avancée importante, mais demeure insuffisante face à l’ampleur des défis à relever.
« C’est ensemble que nous devons construire le pays que Jean-Jacques Dessalines rêvait de bâtir. Nous devons retrouver ce sentiment d’appartenance qui nous rappelle que nous sommes tous frères et sœurs », a-t-il déclaré.
LES MAISONS DES FEMMES AU CŒUR DU DÉBAT SOCIAL
L’émission a également mis en lumière la nécessité de créer des espaces d’accompagnement et de protection pour les femmes haïtiennes. M. Orgella a insisté sur l’importance de mettre en place des initiatives favorisant l’autonomisation économique, l’encadrement social et la participation citoyenne des femmes dans un contexte de crise prolongée.
UN PLAIDOYER POUR LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
Au fil de l’émission, Mr. Joseph Domingue Orgella a élargi le débat à la question de la souveraineté et de la responsabilité des élites haïtiennes. Dans un ton direct, il a dénoncé ce qu’il considère comme des formes de trahison des intérêts nationaux.
« Il faut réfléchir avec qui mener cette lutte pour retrouver notre fierté et notre souveraineté. Comment un Haïtien peut-il accepter de sacrifier son pays pour conserver un poste, détruire son économie et plonger son peuple dans la misère ? », a-t-il lancé.
Selon lui, la souveraineté ne peut être réduite à un slogan politique.
« Elle deviendra une réalité lorsque chaque Haïtien sera libre dans sa pensée et capable de contribuer au développement du pays », a-t-il soutenu.
Joseph Domingue Orgella a conclu sur un appel à l’unité et à l’engagement collectif :
« Mettons-nous ensemble pour créer les conditions du bien-être pour tous. »
Par cette nouvelle édition, Ayiti a l’horizon 2054 confirme sa volonté de servir de plateforme de réflexion sur les grands enjeux nationaux, en associant débats sociaux, aspirations citoyennes et questionnements sur l’avenir d’Haïti.
Fritz Gerald Hussein VALME



