Port-au-Prince, 17 août 2026 — Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a reçu ce lundi au Palais national le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, pour des discussions de haut niveau sur les crises multiples qui secouent le pays. Étaient également présents la secrétaire générale de la CARICOM, Carla Barnett, le gouverneur de la Banque centrale (BRH), Ronald Gabriel, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et représentants d’institutions régionales.
Les discussions ont notamment porté sur la sécurisation du territoire, le processus électoral, la réforme de la justice, le développement durable et la relance de l’économie. L’OEA et la CARICOM ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur accompagnement auprès des autorités haïtiennes, alors que le pays reste confronté à une situation sécuritaire et institutionnelle particulièrement fragile.
HAÏTI RENFORCE SES RELATIONS AVEC LA CAF
En marge de la rencontre, Haïti a également officialisé son rapprochement avec la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF). La ministre des Affaires étrangères, Mme. Raina Forbin, a signé un accord relatif aux immunités et privilèges accordés à l’institution sur le territoire haïtien.

De son côté, le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, a paraphé l’acte d’intégration d’Haïti à la CAF. Cette démarche doit permettre au pays d’accéder à de nouvelles possibilités de financement en faveur notamment des infrastructures et des initiatives liées à la résilience climatique.

L’EXÉCUTIF RÉAFFIRME SA VOLONTÉ D’ORGANISER LES ÉLECTIONS
À l’issue des échanges, le Premier ministre a salué « l’accompagnement indéfectible » de l’OEA et de la CARICOM. Il a également réaffirmé la détermination du gouvernement à créer les conditions sécuritaires et logistiques nécessaires à l’organisation des prochaines élections.

Cette position intervient alors que les autorités haïtiennes poursuivent leurs démarches en vue du processus électoral, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et institutionnels persistants. L’exécutif n’a toutefois pas communiqué, à l’issue de cette rencontre, de nouvel échéancier électoral.
Fritz Gerald Hussein VALME



