Port-au-Prince, 24 août 2026 — Alors qu’une nouvelle offensive armée frappe la commune de Kenscoff depuis dimanche soir, le Groupe d’Opposition Progressiste des Anciens Signataires du Pacte (GOSAP) dénonce, dans un communiqué, « l’incapacité persistante » des autorités à assurer la sécurité de la population et réclame des mesures immédiates.
Selon l’organisation, des individus lourdement armés ont semé la terreur dans plusieurs localités de Kenscoff. Des habitations ont été incendiées, des citoyens tués et des familles contraintes de fuir leurs domiciles. Les difficultés d’accès à certaines zones et les problèmes de communication ne permettent toutefois pas, à ce stade, d’établir un bilan définitif des pertes humaines et matérielles.
Pour le GOSAP, cette situation ne saurait être considérée comme une fatalité. L’organisation rappelle que Kenscoff fait l’objet d’attaques répétées depuis janvier 2025 et estime que les nombreuses alertes lancées au fil des mois n’ont pas été suivies de mesures à la hauteur de la menace.
« GOUVERNER, C’EST D’EMPÊCHER LES MASSACRES »
Dans son communiqué, le GOSAP affirme que les autorités ne doivent pas se limiter à constater les conséquences des violences après leur survenue. L’organisation appelle à une rupture avec ce qu’elle qualifie de « culture de l’impunité et de l’irresponsabilité au sommet de l’État ».
Au-delà de la condamnation, le groupe formule six principales exigences :
- Le déploiement immédiat et durable de renforts sécuritaires afin de reprendre le contrôle des zones menacées ;
- L’organisation d’opérations d’évacuation au profit des populations les plus exposées ;
- L’ouverture de couloirs humanitaires sécurisés pour permettre l’acheminement de vivres, d’eau et de soins ;
- La publication d’un rapport officiel sur la situation sécuritaire à Kenscoff ;
- L’ouverture d’une enquête indépendante sur les éventuelles défaillances ayant permis l’offensive ;
- L’identification des responsables administratifs, policiers et politiques éventuellement impliqués dans ces manquements.
Le GOSAP tient par ailleurs le gouvernement pour « politiquement responsable » de ses retards et omissions, rappelant que la protection des citoyens constitue, selon lui, une obligation fondamentale de l’État.
LE GOSAP RÉCLAME DES COMPTES
À travers cette prise de position, l’organisation entend renforcer son rôle de vigie face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Réunissant notamment d’anciens responsables publics et des acteurs du monde juridique, le GOSAP affirme vouloir mettre son expérience institutionnelle au service de la défense des intérêts de la population.
Alors que Kenscoff traverse une nouvelle période de violences, l’organisation estime que les autorités doivent désormais privilégier des actions concrètes et immédiates plutôt que de simples déclarations.
Dans son communiqué, le GOSAP conclut en rappelant que « le sang des innocents ne doit jamais devenir une simple statistique ».
Fritz Gerald Hussein VALME


