Le ministère de la Culture et de la Communication, dirigé par le Dr Emmanuel Ménard, a fermement condamné, dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2026, la profanation de la Citadelle survenue le samedi 11 avril. Un acte qualifié « d’innommable » par les autorités, qui a coûté la vie à plusieurs jeunes.
Dans un texte au ton grave, l’institution estime que ce drame doit « révolter la conscience citoyenne » et alerte sur une « société en dégénérescence ». L’État, poursuit le communiqué, « assumera pleinement ses responsabilités au nom de la morale publique et pour la mémoire des ancêtres ».
Sans détailler l’enquête pénale en cours, le ministère évoque des causes structurelles, notamment une « délinquance administrative » et des « défaillances » au sein des structures départementales du Nord, aussi bien dans ses services techniques qu’à l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN).
Dans l’attente des conclusions judiciaires visant à identifier les responsables ayant facilité l’accès au site pour cette « activité indécente et sacrilège », des mesures administratives ont été prises sans délai. En vertu de l’article 198 du décret portant révision du statut général de la fonction publique, deux responsables ont été relevés de leurs fonctions :
le directeur départemental de l’ISPAN (Nord), pour « négligence grave » ;
le directeur départemental du ministère, pour « passivité tendancieuse ».
Le ministère souligne agir à titre conservatoire, en attendant l’issue de la procédure judiciaire, et réaffirme sa volonté de protéger l’intégrité du patrimoine national.
Fritz Gerald Hussein VALME


